Un A350-900 de la compagnie aérienne Emirates (Crédit: / Airbus)
Avec des bénéfices en hausse grâce à des livraisons d'avions en progression, le constructeur aéronautique démontre son potentiel. La direction maintient ses prévisions et affiche une dynamique rassurante.
Si Airbus ne fait pas partie des 13 sociétés du Cac 40 qui ont relevé au moins un de leurs objectifs annuels à l'occasion de la publication des résultats semestriels fin juillet, les chiffres annoncés ont plutôt satisfait les analystes financiers. «Une publication robuste malgré des attentes élevées, qui démontre le potentiel financier du groupe lorsqu'il suit son plan de marche», avait ainsi estimé Ross Law, de Morgan Stanley.
45 avions commerciaux de plus
Tant le chiffre d'affaires trimestriel (20,5milliards d'euros, + 28%) que les bénéfices (2,4milliards en opérationnel ajusté, + 54%) et le free cash-flow ont dépassé les attentes. Ils ont bénéficié à la fois de la hausse du nombre de livraisons d'avions commerciaux – 351 appareils, soit 45 de plus qu'au premier semestre2025, l'avionneur ayant rattrapé son retard du premier trimestre – et du redressement de la division Defence and Space. La rentabilité de cette dernière a quasiment doublé au deuxième trimestre par rapport à 2025, pour dépasser les 10%, soutenue, elle aussi, par la hausse des volumes (deux avions de transport A400M de plus livrés qu'il y a un an, pour un total de trois) et par les effets du plan de réorganisation. Quant à la trésorerie, le groupe a consommé 1,2milliard d'euros de cash, ce qui reflète l'augmentation des stocks destinée à soutenir la montée en puissance des activités, la hausse des dépenses d'investissements et l'intégration des sites de Spirit AeroSystems, mais ce montant reste inférieur aux 1,6milliard d'euros consommés un an plus tôt.
Du mieux chez Pratt & Whitney
Pour la suite, Airbus a confirmé ses cibles annuelles, soit environ 870avions livrés (entre 850 et 890 appareils), un Ebit ajusté autour de 7,5milliards et un flux de trésorerie d'environ 4,5milliards avant financements clients. Et la direction s'est montrée confiante. Interrogé concernant le motoriste Pratt & Whitney, dont les moindres livraisons de moteurs ont pesé sur Airbus ces derniers trimestres, Guillaume Faury, le directeur général, a commenté: « Nous pensons continuer à compter sur Pratt & Whitney pour2026, 2027 et au-delà, avec le nombre de moteurs qui a finalement été convenu et qui sert actuellement de base aux prévisions de livraison pour2026, conformément aux objectifs à moyen terme que nous avons communiqués», ?même si le groupe continue de «négocier le différend relatif aux conséquences de la révision à la baisse des chiffres pour2026 et2027».
Enfin, « nous sommes confiants quant à la trajectoire à court et moyen terme de l'A400M», a poursuivi le directeur général, rappelant que « sept pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord ont lancé une initiative stratégique visant à mettre en place une flotte multinationale d'A400M». Et d'ajouter
« nous recevons de bons retours sur l'A400M là où il est utilisé en opération, notamment pour des opérations de lutte contre les incendies. C'était un objectif que nous envisagions depuis quelques années déjà, mais qui a désormais été testé en conditions réelles.»
La trajectoire des résultats est bien orientée, la direction du groupe se montre confiante pour la suite, la valorisation reste raisonnable. Tout cela renforce notre confiance et, donc, notre conviction à l'achat avec un objectif de 245 euros.
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